Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales a accusé jeudi la Commission nationale des droits de l’homme (@rdc_cndh ) de « dérive institutionnelle » et de contradictions factuelles face à la recrudescence de la « répression » politique en RDC.
Dans un communiqué signé par son coordonnateur et porte-parole, Mr Michel Mwika @MichelMwika, la plateforme dit avoir pris connaissance d’une récente prise de position de la CNDH qu’elle juge « complaisante » à l’égard des autorités, dans un contexte marqué, selon elle, par des arrestations arbitraires et l’érosion de l’État de droit.
Le Cadre de concertation reproche notamment à la CNDH de justifier l’action des services de sécurité par des arguments liés à la situation sécuritaire et à la défense de l’intégrité territoriale, estimant que cette rhétorique sert de prétexte à la restriction des libertés publiques, y compris dans des zones éloignées des conflits armés.
La plateforme critique également la « passivité » de l’institution nationale des droits de l’homme face aux arrestations d’acteurs politiques et de citoyens, affirmant que la CNDH se limite à rappeler les textes constitutionnels sans constater ni qualifier les violations présumées.
Elle dénonce en outre ce qu’elle qualifie de « formalisme vide » du suivi institutionnel revendiqué par la CNDH, estimant que l’invocation de la neutralité procédurale est incompatible avec le mandat et les principes internationaux régissant les institutions nationales des droits de l’homme.
Dans son communiqué, le Cadre de concertation rejette enfin les appels de la CNDH à la retenue et à la cohésion nationale, considérant que ces exhortations font peser la responsabilité des tensions politiques sur les victimes de la répression.
Par Pascal Mulegwa sur Twitter https://x.com/pascal_mulegwa/status/2014369783257382919?s=20
