A tous ceux qui tentent de de se renger vainement, derrière cet imposteur de Ibrahim, pouvez-vous répondre à ces quelques pertinentes préoccupations ?

Vers les années 80, le dictateur Mobutu est à l’apogée de la son pouvoir , avec au fond , un service de sécurité bien outillé en hommes et en matériels, pour des raisons bien évidentes.
Pendant ce temps, le Maquisard LD Kabila très actif sur terrain, avec quelques faits d’armes, notamment , en 1981 par la prise de la ville lacustre et ultra-stratégique de Kalemie, dans le Sud de l’ex région du Shaba .
Ayant mesuré l’ampleur de la menace , Mobutu déploya dans cette ville, sa fameuse ” 18 ème bataillon Para-commando ” , les bérets rouges.

Après d’intenses combats – qui ont duré quelques jours – le Rebelle Kabila ordonna à ses troupes – bien connes dans le coin, sous le nom ” Mulele Mai ” – de se retirer de la ville de Kalemie – par crainte de représailles contre les membres de sa famille biologique qui s’y trouvaient – et de ragner le maquis, en passant par la ” force mbendera ” – un coin familier à tous ceux qui ont vécu ou de passage à Kalemie.
Craignant le pire ou une opération similaire de grande envergure, le despote Mobutu, Chef suprême des Forces Armées Zaïroises – FAZ-, décreta Kalemie comme une
” ville opérationnelle ” , Pour parer à toute éventualité.

En 1982 et 1983, l’infatigable soldat du peuple, LD Kabila s’empare cette fois-ci, de la ville de Moba – toujours au bord du Lac Tanganyika – poussant le dictateur Mobutu à lancer les opérations militaires de” Moba1″et “Moba 2”.

En ce debut du mois de mai 2020 – en pleine crise de COVID19 – nous venons d’apprendre, par la voie des médias Kinois, que c’est précisément pendant cette même période d’affrontements militaires, entre le tout puissant Maréchal Mobutu et Laurent Désiré Kabila, qu’ un certain ” Ibrahim Kabila ” serait né et dont la paternité est aujourd’hui collée, au tombeur de Mobutu , 19 ans après sa tragique disparition.
La question que certains esprits éclairés se posent, est celle de savoir : ” Comment un fils Kabila portant son nom, pouvez-t-il naître, pas au maquis à Hewa Bora, mais à Kinshasa, en pleine capitale où était logé le Maréchal Mobutu, sans que ses puissants services de sécurité ne soient alertés ?
Pour comprendre l’efficacité et la capacité de nuisance des dits services, je nous revois au calvaire enduré – à la même période, soit en 1981- par les
” fameux 13 parlementaires “, entrés en dissidence avec Mobutu. Ils étaient traqués jusque dans leurs retranchements , torturés et même emprisonnés.

Par ailleurs, de ses propres dires, à la mort de son prétendu père en 2001, il n’avait que 19 ans. Or sur son passeport lui délivré par les affaires étrangères – seulement en 2019 – il est marqué 1982, comme année de naissance. Ce qui nous revient à dire, qu’en 2001, cet usurpateur d’identité avait bel et bien 19 ans, contrairement à ses propres déclarations.
” Faudrait-t-il être devin, pour déceler ce gros mensonge ?”

Au lieu de demander en premier un test ADN, pour prouver sa filiation – une démarche sommes totes laborieuse, du fait de la mort de M’Ze – pourquoi ne pas faire simple, en présentant à l’opinion congolaise, son certificat de naissance – comme il s’est empressé avec son passeport – délivré par l’hôpital où il est né à Kinshasa ? Une chose est certaine, toutes les maternités de Kinshasa – grandes ou petites – sont connes du grand public. Ceci aura pour avantages de nous donner une traçabilité sur le lieu, la date de sa naissance et surtout le nom du médecin et celui ( ceux) de l’aide (s) accoucheuse (s) , présents à sa naissance.

Dans un pays ” dit de Droit “, les services compétents devraient en principe, se saisir de ce dossier et mener une enquête sur l’octroi de ce passeport , dont le détenteur aurait deux dates de naissance.
Car il nous semble, que nous nous trouvons- là, devant un cas de faux et usage de faux. Sinon comment comprendre , qu’un homme de 38 – comme c’est le cas – qui donne l’impression de bien maîtriser la procédure pour un examen ADN, et incapable de maîtriser sa propre date de naissance ?

Malheureusement, même ceux qui prétendent faire partie de ” l’élite congolaise “, se jettent à l’eau – pieds et mains liés – envoûtés par la haine contre Joseph Kabila – laissant au passage – leurs cervelles sur la plage. On se croirait bien, dans un film de western.

✍? Guy MOMAT
Analyste Politique.

One Reply to “Dossier Ibrahim : Par une haine viscérale, même une certaine “élite congolaise ” tombe dans le filet.”

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