Kikaya sur la rentrée de Kabila : « l’idée d’un retour éventuel fait trembler tout le monde »

L’ex-conseiller diplomatique de l’ancien président de la République a publié un tweet qui a suscité pas mal de réactions. Mais il a tâché d’expliquer que cette « rentrée politique » concerne uniquement la direction du PPRD, son parti, et du FCC.

La rentrée politique de Joseph Kabila annoncée avec fracas par Emmanuel Ramazani Shadary, à Lubumbashi, continue à faire réagir. Sur son compte Twitter, Barnabé Kikaya Bin Karubi, ex-conseiller diplomatique de Joseph Kabila a estimé que « l’idée d’un retour éventuel » sur la scène politique du quatrième président de la RDC « fait trembler ». Ce qui a suscité des réactions.

« Nous avons beaucoup d’arguments juridiques solides pour l’empêcher à occuper de nouveau le fauteuil présidentiel. Le moment venu, nous en sortirons… » a réagi Georges Kapiamba, coordinateur de l’ONG des droits de l’homme Action pour l’accès à la justice (ACAJ). Mais le diplomate, auteur du tweet, a tâché de bien expliquer les choses. « Jusque-là Autorité Morale du PPRD puisque la Constitution lui interdisait de gérer le Parti au quotidien, maintenant que cette contrainte n’existe plus, nous voulons le voir nous gérer au quotidien. Passez la bonne information svp. », a répliqué Barnabé Kikaya. Avant d’ajouter, « le PPRD vient de lui demander de venir diriger son Parti. On ne parle pas du pays ».

Kikaya estime aussi que cette forme d’agitation qui entoure le retour politique de Joseph Kabila relève du déjà vu. « C’est du déjà vu. 2016, Kabila va changer la Constitution. Rien. 2018, Kabila sera candidat. Rien. 2019, partira, partira pas : il est parti. Aujourd’hui, l’idée d’un retour éventuel fait trembler tout le monde. En silence, mû par sa passion pour le Congo, Kabila veille au grain. », a-t-il écrit en premier.

Par ailleurs, d’autres Congolais sont convaincus à l’idée que la Constitution n’interdit pas à l’ex-président Joseph Kabila de postuler à nouveau. C’est la succession de plus de deux mandats d’affilée qui est interdit, soutiennent certains. Ce que ne réfute pas non plus le député d’opposition et professeur des droits, Sam Bokolombe.

Dido Nsapu