AMUSONS-NOUS UN PEU ! «Diaspora» : nouvelle base du «soldat du peuple» !

Il y a diaspora et «diaspora».

La première est celle qui a su s’intégrer dans les pays d’accueil. Elle n’a nullement besoin de se livrer à l’agitation politique pour se garantir le statut d’exilé. Ces compatriotes reviennent au Congo et en repartent sans crainte de quoi que ce soit. Ils sont rares dans les réseaux sociaux.

La seconde, elle, a intensément besoin d’agitation politique pour convaincre les autorités des pays d’accueil que toute tentative de rapatriement au Congo est un danger pour sa vie. Elle est très active sur les réseaux sociaux. Quand elle ne participe pas à des manifestations publiques (marche, sit-in etc.), elle enregistre des vidéos dans lesquelles elle diabolise tout ce qui se fait au pays, mais surtout profère des injures et des menaces à l’égard des officiels, voire de leurs familles biologiques. 

Elle alimente les officines des ONGDH quand elle n’en reçoit pas des infos à médiatiser fortement.  

De ce fait, tout acteur politique congolais pratiquant le radicalisme à l’égard du Pouvoir en place au Congo  est facilement adopté comme leader. 

Tel est le cas, aujourd’hui, de Martin Fayulu, accueilli en triomphe à Bruxelles. 

Ainsi, sans «base» réelle, solide et active au pays, MaFa commence en s’en constituer une à l’étranger auprès de la «diaspora» congolaise. 

Il sait qu’il en a besoin pour convaincre les «décideurs occidentaux» de sa popularité.

Mais, il connaît la vérité : cette «diaspora» était anti-Mobutulorsque Mobutu était aux affaires,anti-Mzee Kabilalorsque Laurent-Désiré Kabila était aux affaires et anti-Raïs Kabilalorsque Joseph Kabila était aux affaires. 

Quoi de plus normal qu’elle devienne anti-Tshisekedimaintenant que Tshisekedi est aux affaires. 

Ce qui veut dire qu’elle serait devenue anti-Fayulusi justement Martin Fayulu était aux affaires. Elle le deviendrait si, par le fait de la «vérité des urnes», MaFa devenait Président de la République. 

Dans l’entendement de la «diaspora», tout Pouvoir au Congo doit être traité en ennemi s’il pratique les notions de l’Etat de droit, de la Démocratie, des Droits de l’homme. Au motif que les autorités des pays d’accueil où ces notions sont pratiquées sont en droit de leur indiquer le chemin de retour.

Aussi, autant réclame-t-elle publiquement l’instauration de la démocratie au Congo, autant croise-t-elle discrètement les doigts pour que l’événement ne se produise pas. 

Normal : le problème est ailleurs. 

NDL 

@omernsongo

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