Quatorze crânes congolais au cœur du débat sur la possession de «restes humains» en Belgique

L’ULB a tenté à travers un colloque de faire le point sur l’un des volets les plus sensibles de sa relation avec l’Afrique centrale : la possession de « restes humains ».

Elikia M’Bokolo dénonce un héritage colonial marqué par la violence et l’appât du gain. Il demande que l’histoire du Congo fasse l’objet d’échanges entre experts belges et congolais.

Elikia M’Bokolo dénonce un héritage colonial marqué par la violence et l’appât du gain. Il demande que l’histoire du Congo fasse l’objet d’échanges entre experts belges et congolais. – Mathieu Golinvaux

S’agirait-il de l’un des derniers chapitres de la décolonisation, qui, comme les précédents, se traduit par un dialogue belgo-congolais difficile mais nécessaire, assorti de polémiques, de malaise, mais aussi de bonne volonté ? Durant une journée, en présence du recteur Yvon Englert, l’ULB a tenté de faire le point sur l’un des volets les plus sensibles de sa relation avec l’Afrique centrale : le fait que l’université soit en possession de « restes humains », soit 14 crânes ramenés du Congo dans les premiers temps de la conquête coloniale, le plus souvent par des militaires.

Par Colette Braeckman https://plus.lesoir.be/207019/article/2019-02-15/quatorze-cranes-congolais-au-coeur-du-debat-sur-la-possession-de-restes-humains