L’Unesco rend hommage aux femmes et filles de science en RDC

Kinshasa 12-02-2019 – Célébrée chaque année le 11 février, la Journée internationale des femmes et des filles de science donne l’occasion à l’Unesco de rendre hommage aux Congolaises. Cette journée permet de rappeler que les femmes et les filles jouent un rôle essentiel dans la communauté scientifique et que leur participation doit être renforcée.

A l’occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science célébrée le 11 février de chaque année, un accent particulier a été mis sur l’expertise des femmes scientifiques de l’UPN de l’ISP/Gombe, et de l’Unikin. Question non seulement de les encourager mais aussi et surtout de combler l’écart existant dans la société entre les hommes et les femmes dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques et activement promouvoir l’égalité des genres dans les carrières liées à ces domaines.

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a célébré, hier lundi 11 févier à Kinshasa, la Journée internationale des femmes et des filles de Science. La cérémonie s’est déroulée dans la salle Apukin de l’Université de Kinshasa (Unikin).

La représentante adjointe de l’Unesco à Kinshasa, Mme Fatoumata Marega, a indiqué que cette célébration offre, entre autres, l’opportunité de donner de la visibilité aux femmes scientifiques qui ont fait la différence dans les domaines des Sciences, de la Technologie, de l’Ingénierie et des Mathématiques (STEM) et d’encourager les jeunes filles à aller au-delà des stéréotypes de genre et embrasser les carriers scientifiques.

Des femmes scientifiques de l’UPN, de l’ISP/Gombe, et de l’Unikin ont été honorées à travers leurs œuvres et innovations dans les domaines notamment de la technologie, l’ingénierie a été à l’honneur. C’est le cas de Mme Kirongozi qui a innove avec un robot roulage; Mme Deborah Mbuyi avec son projet FULMA (Fulu ya mayele).

Pas d’écart entre homme et femme 

Une façon pour les organisateurs de cette cérémonie non seulement de les encourager mais aussi et surtout de combler l’écart existant dans la société entre les hommes et les femmes dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques et activement promouvoir l’égalité des genres dans les carrières liées à ces domaines.

Selon Mme Fatoumata, « la Science, la technologie et l’innovation (577) sont des éléments clés de la croissance et du développement tant à l’échelle internationale que nationale. Or, un développement équitable, inclusif et durable ne pourra être atteint si les priorités, besoins, attentes, responsabilités et compétences des femmes autant que des hommes ne sont pas pris en considération lors de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation des politiques en STI-ce qui sévère encore loin d’être le cas aujourd’hui ». C’est pourquoi, a-t-elle poursuivi, le secteur des Sciences de l’Unesco s’est donne pour mission de promouvoir, d’encourager et de soutenir la participation des femmes aux processus de haut niveau qui façonnent l’agenda de la science et les politiques scientifiques. Ce, afin de s’assurer que les contributions des femmes scientifiques et de toute femme détentrice de connaissances, y compris de savoirs locaux et autochtones, y soient effectivement intégrées.

Dans son message lu à cette occasion, la directrice générale de l’Unesco, Mme Audrey Azoulay, soutient que « la voix et l’expertise des femmes et des filles dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation sont essentielles pour apporter des solutions aux changements qui bouleversent le monde en pleine évolution rapide »

Dans son message lu à cette même occasion, la directrice exécutive d’ONU- Femmes, Phumzile Miambo-Ngouka, a, pour sa part, démontre que son institution est résolue à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de femme et de filles de sciences afin de relever les grands défis de notre époque.

Bienvenu Ipan/Le Potentiel